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19 décembre 2024
Travailleurs étrangers : un cadre renforcé et des nouvelles conditions
Un décret publié le 9 juillet 2024 précise les dispositions de la loi sur l'immigration, notamment en ce qui concerne les autorisations de travail et…
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Un décret publié le 9 juillet 2024 précise les dispositions de la loi sur l'immigration, notamment en ce qui concerne les autorisations de travail et les sanctions applicables aux employeurs de travailleurs étrangers non autorisés.
Nouvelles conditions de délivrance des autorisations de travail à partir du 1ᵉʳ septembre 2024
Dès le 1ᵉʳ septembre 2024, les critères d'obtention d'une autorisation de travail s'étendront au-delà de l'employeur pour inclure le donneur d'ordre, l'entreprise utilisatrice ou l'entreprise d'accueil. Les employeurs sollicitant une autorisation de travail pour un salarié étranger doivent s'assurer de ne pas avoir été condamnés pour travail illégal, infractions aux règles de santé et de sécurité au travail, ou non-respect des règles relatives au détachement temporaire de salariés. Le décret ajoute que l'employeur ne doit pas avoir fait l'objet de condamnations pénales ou de sanctions administratives pour :- aide à l'entrée et au séjour irrégulier en France ;
- atteinte à la personne humaine ;
- faux et usage de faux.
Amende administrative et solidarité financière du donneur d'ordre
La loi sur l'immigration du 26 janvier 2024 instaure une amende administrative pouvant atteindre 20 750 € par travailleur étranger employé sans autorisation. Cette amende remplace les contributions spéciales et forfaitaires précédemment versées à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le décret du 9 juillet 2024 précise que cette amende s'applique dans les situations suivantes :- emploi ou maintien en poste d'un travailleur étranger sans titre de travail valide ;
- emploi ou maintien en poste d'un travailleur étranger dans une catégorie professionnelle, une profession ou une zone géographique non autorisée par son titre de travail ;
- recours aux services d'un employeur employant un travailleur étranger non autorisé.
Solidarité financière du donneur d'ordre
La solidarité financière s'applique lorsqu'une juridiction correctionnelle a condamné définitivement un donneur d'ordre ayant sciemment eu recours aux services d'un employeur de travailleurs étrangers non autorisés. Cette solidarité implique que le donneur d'ordre et l'employeur sont conjointement responsables du paiement :- des salaires et accessoires dus au travailleur étranger ;
- des indemnités éventuelles liées à la rupture de la relation de travail ;
- des frais d'envoi des rémunérations impayées vers le pays de retour du travailleur étranger ;
- de l'amende pénale pour emploi de travailleur étranger non autorisé.
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